Le 10 décembre 1948, l’Assemblée
Générale des Nations Unies a adopté au palais de Chaillot à Paris la Déclaration Universelle des Droits
de l’Homme, après la fin de la Seconde Guerre Mondiale il y avait trois
années. Cette résolution 217 (III) A
contenaient 30 droits de l’homme, considérés comme basiques par le correct
fonctionnement de la société en général après l’armistice de 1945 et nécessaires
enfin de renforcer la Chartre des Nations Unies de cette année.
Comme antécédents de cette
Déclaration, on peut parler de l’Angleterre comme le premier État qui a
commencé à considérer les droits de l’homme dans le XVIIème siècle avec
l’inclusion de la « Habeas Corpus Act » et la « Bill of Rights » dans sa
Constitution en 1679 et 1689 respectivement. La première déclaration des droits
de l’homme moderne est la Déclaration des Droits de Virginia (États-Unis),
écrite par George Mason et incorporé un mois après dans la Déclaration
d’Independence des États-Unis, signée le 4 juillet 1776. Cet écrit a inspiré la
Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et après la Révolution
Française, les droits de l’homme ont étés considérés comme une partie importante
du Droit. Finalement, la Convention de Ginevra en 1927 a ouvert la possibilité
de réguler mondialement les droits universels, inaliénables que tout
être-humain possède, quelque soit le droit en vigueur, la nationalité, la race
ou la religion.
L’Organisation des Nations Unies a crée la Commission des Droits de
l’Homme, formée par 18 représentants de différents pays, qui ont délégué la rédaction du texte à un groupe de neuf
membres: Eleanor Roosevelt (États-Unis), René Cassin (France), Charles Malik
(Libano), Peng Chun Chang (Chine), Hernán Santa Cruz (Chile), Alexandre
Bogomolov (Russie), Geoffrey Wilson (Royaume-Uni), William Hodgson (Australie)
et John Peters Humphrey (Canada). Le
texte définitif a été voté le 10 décembre 1948 entre les 58 pays qui formaient
l’Assemblé Générale à ce moment là. La votation à résulté que 48 pays l’ont
accepté, aucun pays ne s’est prononcé contre et huit pays se sont
abstenus : l’Union Soviétique (la Russie, la Biélorussie et l’Ukraine), la Pologne, la Yougoslavie et la
Tchécoslovaquie à cause de la définition du principe fondamental de
l’universalité ; l’Afrique du Sud de l’apartheid pour le droit d’égalité, sans
distinction de la race et la naissance ; et l’Arabie saoudite, qui a été
contre l’égalité homme-femme. Les autres deux pays qui n’ont pas pris part au
vote ont été le Yémen et le Honduras. La déclaration a été reproduite dans les
six langues officielles de l’ONU (chinois, arabe, anglais, français, russe
et espagnol) et c’est le document plus traduit de l’histoire (plus de 380 traductions
approuvées).
Les conséquences de la Déclaration universelle de 1948 sont le mouvement
des droits de l’homme dans le contexte des Constitutions, comme la Constitution
espagnole de 1978 (article 10.2) et la Constitution française de 1958, où le
Conseil Constitutionnel n’a pas reconnu le statut juridique de cette déclaration, mais depuis 1971 il a
inséré les droits de la Déclaration française de 1789 ; et aussi la
rédaction des autres pactes sur droits de l’homme comme le Pacte International
relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, le Pacte International
relatif aux droits politiques et civils, la Convention européenne des droits de
l’homme et la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme Émergeants (DUDHE).
Finalement, parmi les critiques présentées contre la Déclaration
Universelle des Droits Humaines de 1948, on va dire que ce document, alors que
c’est une déclaration, a un caractère de conseil et seulement on considère les
pactes (accords internationaux) comme obligatoires pour les pays qui les
signent. Malgré cette situation, l’ONU déclare que tous les 193 États Membres
ont ratifié au moins un des neuf traités internationaux basiques des droits de
l’homme et que le 80% des États Membres ont ratifié au moins quatre. L’autre
critique possible est la violation systématique des droits de l’homme dans tout
le monde, qui est vigilé par organisations comme Amnesty International, la
Fédération international des droits de l’homme et Human Rights Watch. Cette
violation s’est produite en dictatures, où il n’y a pas liberté d’expression,
mais aussi en démocraties, comme par exemple la gestion de la prison de
Guantánamo par les États-Unis. Il faut souvenir que, selon le soutien d’Amnesty
International de 2004, les uniques pays du monde qui n’ont pas violé au moins
quelques droits humains significativement sont le Pays-Bas, la Norvège, la
Danemark, l’Islande et le Costa Rica. Peut-être on devrait apprendre de ces
cinq pays vraiment civilisés…

On peut toujours compter sur toi Pablo !
RépondreSupprimerBillet très intéressant
Merci !